Bienvenue dans notre unité pastorale Notre-Dame de la Côte Bleue

Vous habitez sur la Côte Bleue, vous êtes de passage ou en vacances, soyez les bienvenus dans l'unité pastorale Notre-Dame de la Côte Bleue et la paroisse d'Ensuès-la-Redonne qui appartiennent au diocèse d'Aix et d'Arles.


L'unité pastorale Notre-Dame de la Cote Bleue comprend trois paroisses, Carry-le-Rouet, la Couronne-Carro et Sausset-les-Pins. Entre massif de la Nerthe et Méditerranée, des chrétiens sont heureux de vous accueillir et de chercher Dieu avec vous.


Nous le découvrons présent à travers les magnifiques paysages que nous offre la côte, dans les événements quotidiens, mais avant tout, par la rencontre de tous ceux qu'Il met sur notre route.

Notre Dieu s'est fait homme en Jésus-Christ. Il est " le Chemin, la Vérité et la Vie ".

Prenez contact avec nos communautés, "venez et voyez!".


Le Père Michel Savalli, curé-doyen, le Père René Chavent, curé d'Ensuès-la-Redonne, les sœurs missionnaires franciscaines de l'Enfant-Jésus, les membres des Conseils pastoraux, les fidèles de nos paroisses vous souhaitent bonne route avec le Seigneur.

Qu'Il vous donne sa joie et sa paix.


Père Michel Savalli, Père René Chavent

les Sœurs et les chrétiens de la Côte Bleue

 

Homélies de Père Michel

Homélies de Père Michel - Paroisses de la Côte Bleue

Dates à retenir

Ne restons pas là, à ne rien faire.

Travailler à la vigne du Seigneur, si peu que ce soit, c’est ouvrir notre cœur à l’irruption de notre Dieu.

En référence à cet évangile, Jean-Paul II, dans sa lettre aux laïcs de l'église catholique écrit: "La vigne, c'est le monde entier qui doit être transformé selon le dessein de Dieu en vue de l'avènement définitif du Royaume de Dieu... Examinez donc un peu votre mode de vie, et vérifiez bien si vous êtes des ouvriers du Seigneur. Que chacun juge ce qu'il fait et se rende compte s'il travaille dans la vigne du Seigneur. » (Les fidèles laïcs du Christ introduction1988.)

Frères et sœurs, couper des branches mortes, ou faire les vendanges, c’est travailler à la même vigne. Quelle différence de travail et pourtant les deux sont nécessaires. Il en est de même dans l’Eglise. Chacun apporte sa petite pierre pour sa construction. Que chacun apporte sa contribution.

Dates à retenir - Paroisses de la Côte Bleue

Plaidoyer pour une action urgente en Irak à tous les responsables mondiaux et les États membres des Nations Unies par le Maître de l’Ordre dominicain (Ordre des prêcheurs), fr. Bruno Cadoré, OP

 

Excellences,

 

Aucun de nous ne peut rester insensible à ce qui se passe en Irak actuellement. Ce que nous voyons arriver là-bas en appelle à notre solidarité et à une réponse coordonnée pour que cesse la violation extrême des droits humains contre des groupes minoritaires sans défense à qui on dénie la dignité humaine la plus basique. Il s’agit d’une violation de la loi humanitaire internationale, et d’un crime contre l’humanité. Nos frères et sœurs sur place nous tiennent informés en continu de cette terrible situation. Ceux qui commettent cela sont une menace non seulement pour le peuple irakien et ses voisins mais pour nous tous, car ils mettent en œuvre une mentalité et une vision de la vie qui, si elle réussit, attirera de plus en plus d’adhérents, mettant en danger de nombreux États. Alors même que le conflit semble être un conflit interreligieux, il ne peut rien avoir de religieux car Dieu est un Dieu de vie, pas un Dieu de mort.

 

Nous avons la chance d’avoir, avec les Nations unies, un forum engagé dans la construction d’un monde harmonieux et pacifique. Cependant, beaucoup de ceux qui auraient le plus besoin de son aide sont aujourd’hui cyniques sur son action, ayant l’impression que leurs appels à l’aide tombent dans des oreilles sourdes. La crise actuelle peut ainsi être une chance pour changer une mentalité qui serait soucieuse uniquement de « nos intérêts nationaux » pour une mentalité engagée dans la préservation de la vie et la dignité humaines de chaque être humain, indépendamment de sa race, de son origine ethnique, de sa religion ou de tout autre identité.

 

Nous reconnaissons les efforts des pays qui répondent aux besoins sécuritaires et humanitaires des personnes déplacées en Irak. Cependant, ce n’est pas suffisant pour assurer leur survie. Quand un État ne peut plus contrôler un niveau brutal de violence, sur lequel le monde entier s’accorde à dire qu’il doit être arrêté (comme c’est le cas actuellement en Irak), alors la communauté internationale a l’obligation d’intervenir pour arrêter ceux qui commettent cette violence.

 

À la lumière de ceci, nous en appelons à vous et à tous les États membres des Nations unies pour :

·   vous saisir de la crise actuelle en Irak aujourd’hui et assurer le déploiement immédiat d’unités militaires spéciales venant du plus grand nombre possible de pays, unités qui auront la capacité nécessaire pour arrêter la purification ethnique et sectaire en cours, assurer le retour sain et sauf des réfugiés dans leurs foyers et traduire les responsables en justice.

·   arrêter l’approvisionnement en armes des responsables et de sanctionner ceux qui continuent à leur en fournir.

·   répondre immédiatement afin de déminer la crise humanitaire, et ceci avant qu’elle ne prenne des proportions incontrôlables.

·   protéger les membres des communautés minoritaires persécutées et, selon le droit humanitaire international, leur garantir un droit d’asile immédiat.

·   mettre en place immédiatement des conditions de dialogue et de négociations de paix qui incluent toutes les composantes de la société.

 

Nous espérons et nous prions afin que vous et vos gouvernements répondent à cet appel urgent.

 

Fr. Bruno Cadoré, OP

Maître de l’Ordre dominicain (Ordre des prêcheurs)

(14 aout 2014)

 

Publié par le fr. Mike Deeb, OP, délégué permanent de l’Ordre dominicain auprès des Nations unies.

 

 

Irak : Déclaration du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux

 

Le 12 août 2014, le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, présidé par le cardinal Jean-Louis Tauran, a appelé à une réaction claire et courageuse des responsables musulmans devant les crimes commis en Irak contre les minorités religieuses. Voici la déclaration du Conseil en intégralité :

 

Le monde entier a assisté, stupéfait, à ce qu’on appelle désormais «la restauration du califat» qui avait été aboli le 29 octobre 1923 par Kamal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.

 

La contestation de cette «restauration» par la majorité des institutions religieuses et politiques musulmanes n’a pas empêché les jihadistes de l’«Etat Islamique» de commettre et de continuer à commettre des actions criminelles indicibles.

 

Ce Conseil pontifical, tous ceux qui sont engagés dans le dialogue interreligieux, les adeptes de toutes les religions ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté, ne peuvent que dénoncer et condamner sans ambiguïté ces pratiques indignes de l’homme:

 

- le massacre de personnes pour le seul motif de leur appartenance religieuse;

 

- la pratique exécrable de la décapitation, de la crucifixion et de la pendaison des cadavres dans les places publiques;

 

- le choix imposé aux chrétiens et aux yézidis entre la conversion à l’islam, le paiement d’un tribut (jizya) ou l’exode;

 

- l’expulsion forcée de dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des enfants, des vieillards, des femmes enceintes et des malades;

 

- l’enlèvement de jeunes filles et de femmes appartenant aux communautés yézidie et chrétienne comme butin de guerre (sabaya);

 

- l’imposition de la pratique barbare de l’infibulation;

 

- la destruction des lieux de culte et des mausolées chrétiens et musulmans;

 

- l’occupation forcée ou la désacralisation d’églises et de monastères;

 

- la retrait des crucifix et d’autres symboles religieux chrétiens ainsi que ceux d’autres communautés religieuses;

 

- la destruction du patrimoine religieux-culturel chrétien d’une valeur inestimable;

 

- la violence abjecte dans le but de terroriser les personnes pour les obliger à se rendre ou à fuir.

 

Aucune cause ne saurait justifier une telle barbarie et certainement pas une religion. Il s’agit d’une offense d’une extrême gravité envers l’humanité et envers Dieu qui en est le Créateur, comme l’a souvent rappelé le Pape François.

 

On ne peut oublier pourtant que chrétiens et musulmans ont pu vivre ensemble - il est vrai avec des hauts et des bas - au long des siècles, construisant une culture de la convivialité et une civilisation dont ils sont fiers. C’est d’ailleurs sur cette base que, ces dernières années, le dialogue entre chrétiens et musulmans a continué et s’est approfondi.

 

La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d’autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement quelle crédibilité auront les religions, leurs adeptes et leurs chefs? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années?

 

Les responsables religieux sont aussi appelés à exercer leur influence auprès des gouvernants pour la cessation de ces crimes, la punition de ceux qui les commettent et le rétablissement d’un état de droit sur tout le territoire, tout en assurant le retour des expulsés chez eux. En rappelant la nécessité d’une éthique dans la gestion des sociétés humaines, ces mêmes chefs religieux ne manqueront pas de souligner que le soutien, le financement et l’armement du terrorisme est moralement condamnable.

 

Ceci dit, le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux est reconnaissant envers tous ceux et celles qui ont déjà élevé leurs voix pour dénoncer le terrorisme, surtout celui qui utilise la religion pour le justifier.

 

Unissons donc nos voix à celle du Pape François: « Que le Dieu de la paix suscite en tous un désir authentique de dialogue et de réconciliation. La violence ne se vainc pas par la violence. La violence se vainc par la paix!».

 

 Cri d’un op d’Irak

 

Je vis un désastre humanitaire, je vis un moment dur et amer historique de mon pays et surtout de ma chère Église. Le monstre de notre temps (ISIS) rase tout sans pitié. Quand je vois les chrétiens de mon pays humiliés persécutés chassés de leurs maisons, cela vraiment me fait mal au cœur. En plus, devant ce génocide des chrétiens d'Irak, il y a un silence total de la communauté internationale. Le sort des chrétiens est entre la dhimmitude ou le départ, quelle misère ! En ce moment de perturbation, je reçois quelquefois un mot ou un mail pour me donner un peu de courage, c'est gentil mais je voudrais cette fois vous proposer une démarche pratique pour quelqu'un qui est dans une situation chaotique, qui a besoin de soutient réel.

 

Devant cette liquidation massive que faire?

 

1.     Réveiller le monde et l'opinion publique par vos cris dans les médias, les presses, les manifs, les interviews, les conférences. Il faut parler sans cesse et présenter notre situation telle qu'elle est sans peur.

 

2.     À mon humble avis, il existe dans le monde des organisations non gouvernementales internationales et aussi des organisations de la société civile, ne faut-il pas les contacter et les inciter pour nous aider.

 

3.     Les Conférences des évêques catholiques dans le monde tout entier et surtout dans les pays qui ont un poids à l'ONU, peuvent nous aider s'ils le souhaitent.

 

4.      L'Ordre pourrait faire quelque chose pour nous par son représentant auprès des Nations Unies, le frère Mike Deep o.p.

 

5.     C'est le moment où il faut vivre l'Évangile avec nous pas seulement en parole mais aussi en acte. La force de la prière est importante mais aussi les gestes.

 

6.     Si vous connaissez des hommes politiques et des hommes d'affaires de bonne volonté contactez-les en leur présentant notre situation, ils sont utiles en ce moment car nous sommes dans une situation déplorable.

 

7.      Quoi qu'il arrive et malgré tout, notre responsabilité devant notre Sauveur est de continuer son œuvre en Irak qui existe depuis 2000 ans, notre Église en Irak veut continuer sa mission mais pas seule car elle est faible et tellement blessée en ce moment, elle a besoin d'un bon samaritain ! Où est-il !!!

 

8.      Si vous avez un peu du temps vous pouvez lire ce livre « Les chrétiens aux bêtes : Souvenirs de la guerre sainte proclamée par les Turcs contre les chrétiens en 1915 » par Jacques Rhétoré, Joseph Alichoran et Jean-Pierre Péroncel-Hugoz qui parle des massacres des chrétiens par l'Ottoman il y a un siècle. L'histoire se répète aujourd'hui en Irak.

 

De tout mon cœur, je vous remercie de votre collaboration et de votre soutien, ma prière vous accompagne.

 

un frère dominicain en Irak

  (11 août 2014)

 

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 Témoignage poignant du fr Anis Hana sur la chute de Qararosh

 

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Les chrétiens en Irak

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"Parmi les réfugiés qui se sont réfugiés à Erbil, le frère Anis. "On est complètement désemparés. Nous n'avons aucune ressource. Nous cherchons une solution. Nous sommes des centaines de milliers". Et il envisage une "émigration collective" pour quitter l'Irak. Il doit en parler avec le consul de France."

 

" Les combattants de l'Etat islamique continuent leur offensive poussant des dizaines de milliers de réfugiés sur les routes, dont de nombreux chrétiens. Les Kurdes qui défendaient Qaraqosh se seraient également retirés. Le Conseil de sécurité de l’ONU va tenir une réunion d'urgence ce jeudi soir.

 

"Je sais maintenant que les villes de Qaraqosh, Tal Kayf, Bartella et Karamlesh ont été vidées de leurs habitants et sont maintenant sous le contrôle des insurgés" a affirmé Mgr Joseph Thomas, l'archevêque chaldéen de Kirkouk et Souleimaniyeh. "C'est une catastrophe, une situation tragique. Nous appelons le conseil de sécurité de l'ONU à intervenir immédiatement".

 

Le patriarche  chaldéen Louis Sako est tout aussi inquiet : "Il y a 100.000 déplacés chrétiens qui ont fui (...) pour se rendre dans la région du Kurdistan. Les églises (des villes prises) sont occupées, leurs croix ont été enlevées".

 

Qaraqosh était jusque-là une ville entièrement chrétienne située entre Mossoul, la principale ville tenue par l'EI en Irak, et Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan. À ses 50.000 habitants étaient venus s'ajouter de nombreux réfugiés chrétiens de Mossoul. Une ville bombardée depuis la fin juin mais protégée jusque-là par les Kurdes. 

 

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